2. Le sentier des Droits de l’Enfant

3ème outil : Le Sentier des Droits de l’Enfant (SDE) : 20 images, 1 guide pédagogique de l’animateur, un livret par participant

Suite à plusieurs facteurs liés à l’ignorance, à la situation socio-économique, à la culture et à la situation d’après-guerre, le respect des droits de l’enfant reste précaire au Rwanda. On observe une grande vulnérabilité des enfants : orphelins, enfants chefs de ménage, enfants et jeunes sans formation scolaire suffisante, enfants qui travaillent, enfants de la rue, domestiques, jeunes chômeurs. Cette situation a une incidence négative sur le développement du pays c’est pourquoi Umuseke a décidé d’établir un outils pédagogique sur le sujet.

Imaginons une petite fille qui est employée dans une famille riche. Durant ces heures de travail, elle porte au dos un gros bébé. Imaginez la vie de cette petite fille et son travail journalier dans la famille de ses employeurs (Elle ne va pas à l’école, Elle fait des travaux lourds pour son âge. Qu’est ce que cela peut évoquer?

Questions  aux participants:

  • La dame a-t-elle droit de faire porter son gros bébé par la petite fille ? A-t-elle droit de la faire travailler ?
  • Quels sont les droits de la petite fille qui sont violés dans ce cas ?
  • Quelle est la responsabilité de la petite fille et son entourage ?

Dans le souci de donner notre contribution à l’amélioration de cette situation, notre action donne la priorité à la formation des enseignants afin qu’ils en soient à leur tour des multiplicateurs. Après la formation, les enseignants donnent aux enfants et jeunes des messages de respects des droits. Ainsi, les bénéficiaires de ce programme (enfants et jeunes) pourront prendre conscience qu’il leur revient de participer à la recherche de réponses à leurs problèmes pour préparer un meilleur avenir. Pour que le message soit bien intégré dans le contexte familial des jeunes, Umuseke prévoit des formations de quelques parents représentatifs qui eux-mêmes peuvent servir comme multiplicateurs.

Les problèmes spécifiques à traiter sont l’insuffisance de connaissances sur les droits de l’enfant et surtout leur non application par les adultes et la non réclamation par les enfants.

Les groupes cibles (directs) sont les enseignants et les responsables administratives de l’enseignement ainsi que des pédagogues des centres non-scolaires et des parents – ces derniers pour répondre au fait que l’éducation n’a pas seulement lieu à l’école.

 Les bénéficiaires finaux (les groupes cibles indirects) sont les enfants rendus vulnérables par la violation de leurs droits – les enfants scolarisés et non-scolarisés, au Rwanda, au Burundi et à l’Est de la RDC. Comme la situation des trois pays voisins est comparable, le projet est à mettre à l’oeuvre dans le contexte régional.

Les problèmes de vulnérabilité des filles seront considérés particulièrement dans les débats pour que tous les enfants ; filles et garçons sachent leurs responsabilités dans la prévention des conséquences de la violation de leurs droits telles que l’interruption de la scolarité, les grossesses précoces, travaux domestiques.

Comments are closed.