1. Vers la Citoyenneté avec le Sentier de la Paix

2ème outil : Vers la Citoyenneté avec le Sentier de la Paix (VCSP) : 29 images, 1 guide pédagogique de l’animateur, un livret par participant

Ce titre «Vers la Citoyenneté avec le Sentier de la Paix – Inyanzi ku nzira y’Amahoro» implique une action.

1.Objectif et contenu

Après trois ans d’animation avec le « Sentier de la Paix », l’évaluation d’impact de 2003 a proposé des améliorations, ce qui a donné naissance à cet outil qui est dans la continuité du précédent. Il reprend les thèmes de l’outil précédent et les groupe dans un engrenage de source de conflit, les complète par un engrenage de source de solutions à une cohabitation pacifique.

C’est un outil, dans lequel il n’est pas trace de morale. C’est une éducation civique ou les devoirs et les droits sont inséparables; ou l’information avant l’engagement personnel est de règle; ou le doute n’est pas mortel; ou la fraternité est le but. Dans cet outil, il n’y aura pas de définition de la citoyenneté car il y a autant de citoyennetés que de personnes humaines.

Recherchant une réponse à tous les engrenages des mécanismes d’exclusion, il nous est apparu que l’engagement citoyen était la solution. Mais devenir citoyen demande un effort personnel. Pour ce programme nous avons choisi citoyenneté car il s’agit de l’action de tous. Nous cherchons à construire un homme responsable, un citoyen du monde. C’est un difficile apprentissage mais nous avons confiance en la capacité des jeunes.

Comme l’outil précédent, Vers la Citoyenneté avec le Sentier de la Paix est une méthode pour réfléchir. Il se situe dans la continuité du premier programme en reprenant tous les thèmes et certains des dessins. Le Sentier de la Paix correspondait à une analyse des raisons qui amènent des personnes à être créatrices d’une situation de conflit. Il n’y avait pas de solution autre que la vérification et le choix personnel d’agir en fonction de sa connaissance. Ce nouvel outil introduit des thèmes qui fondent le soutien aux personnes et aux groupes dans les actions qu’ils entreprennent. Il tente de promouvoir une plus grande facilité de négociation et donc de prévention des conflits par la construction de la citoyenneté.

Cet ensemble correspond à une analyse des processus de constructions des comportements et des engagements (actions) qui peuvent en découler. C’est une introduction à la complexité car tout est toujours relié à quelque chose. Il n’est pas basé sur une morale quelconque, sans en mettre une en cause non plus.

Nous avons choisi de traduire citoyenneté par «INYANZI» car il ne s’agit pas de la citoyenneté «UMUTURAGE» qui indique l’habitant d’un pays. Un criminel est aussi « umuturage ». Le choix de «ubupfura» n’a pas été choisi en fonction d’une connotation culturelle pouvant engager des résistances. Dans ce programme nous ferons attention aux mots car, ils sont porteurs d’informations.

2.Méthodologie

L’outil a développé sa logique, les mots clé sont devenus : « Douter, vérifier, décider ». La « technique » d’animation du programme est dans l’alternance du « vécu » que donne l’enfant et du « retour de proposition de compréhension » que fournit l’animateur. Ainsi les enfants sont sollicités sur deux niveaux :

« Douter, vérifier, puis après analyse de chaque élément fourni et / ou recherché, décider » est dans le plan concret, soutenu par la mise en perspectives de l’animateur.

Lors des animations, les animateurs ne demandent ni n’obtiennent l’obéissance aveugle et castratrice, mais souhaitent l’adhésion réfléchie, sur la base de, «Pourquoi? », et de, «Comment?»

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