chantier des jeunes des pays de la cepgl tenu au vtc mpanda

RAPPORT NARRATIF D’ACTIVITES

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chantier des jeunes des pays de la cepgl tenu au vtc mpanda
du 1 au 29 mars 2015
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I. INTRODUCTION

I.1. Organisme porteur du projet :

UMUSEKE est une organisation rwandaise à intérêt public qui a commencé ses activités au début de l’année 2000 en se dotant de l’objectif de promouvoir la culture de la paix chez les jeunes, les actions de développement et la protection de l’environnement.

UMUSEKE signifie « le soleil levant » « l’aurore », pour nous, c’est « l’ESPOIR » en UN MONDE POUR TOUS. Un monde où la paix durable soutient des actions de développement et vice-versa. Nous avons la conviction qu’il est possible de ne pas nous résigner à constater les germes de tensions, de guerres et d’injustices, et qu’il est en notre pouvoir de nous engager, avec les jeunes, à construire une société plus juste en les faisant participer activement aux actions de développement ainsi qu’à la consolidation de la paix.

I.2. Origine du projet «Chantier des jeunes des Pays de la CEPGL» :
L’appel à projets 2014 de la CEPGL sous le programme « Jeunes volontaires pour la paix et la reconstruction des pays des Grands Lacs » avec la thématique de l’année d’initiation à des activités génératrices de revenus a croisé les soucis d’Umuseke.

Dans le contexte socio-économique actuel des pays de la CEPGL, les jeunes vulnérables rendus plus précaires par le chômage, la non qualification dans l’un où l’autre métier sont nombreux.
De plus, la terre devient rare et ne peut plus suffire à tous les habitants qui sont majoritairement agriculteurs/éleveurs.

De ce fait, les jeunes sont manipulables par les plus forts. A la longue, ils sont découragés par la situation de chômage et tombent dans la consommation de la drogue, dans l’escroquerie et le banditisme et par conséquent dans la violence. Pour répondre à ce souci, nous avons élaboré ce projet pour que les jeunes désœuvrés acquerissent une connaissance en petits métiers qui les aidera, dès, la sortie au chantier, à s’installer à leur compte.

L’acquisition du savoir faire et du savoir être des jeunes de 18 à 25 ans, en matière de connaissance de métiers et du bien vivre ensemble est l’objet principal durant le séjour de 29 jours au Vocationnel Technical Centre (VTC) de Mpanda.
Ce projet a tenu compte des besoins actuels des jeunes de la tranche d’âge de 18 – 25 ans, pour participer à donner une contribution à la recherche de solutions aux problèmes liés au grand nombre de jeunes pris dans le chômage et exposés à la consommation de la drogue, à l’escroquerie et à la manipulation.

1.3. Le profil des jeunes participants au chantier

Etant conscient qu’une bonne sélection de jeunes participants conduit à une réussite absolue, nous avons décrit les conditions de choix de candidats au chantier comme suit :
– Les jeunes défavorisés ou sortis du système scolaire avant de finir le premier cycle du secondaire, ayant la volonté de participer à un camp-chantier régional et désireux d’apprendre une activité génératrice de revenus.
– Des jeunes qui sont employés comme aide-maçon dans le domaine du bâtiment sans être qualifiés dans l’un ou autre métier et/ou intéressés au carrelage, à la peinture et/ou à la soudure,
– Des jeunes qui sont déjà groupé en coopérative agricole et/ou d’élevage intéressés à diversifier leur métier.
– Lors du choix, au moins un jeune par pays proviendra des groupes sociaux qui sont exclus : les Twa au Burundi, les pygmées en RD Congo et les « Abashigajwe inyuma n’amateka » au Rwanda.
– Si possible, un jeune par pays ayant la volonté d’être formé mais aussi ayant un don artistique (danseur, chanteur, dessinateur, comédien…) et/où un leader communautaire sera inclus au groupe du chantier.
Nous avons tenu à souligner les caractéristiques de profil des jeunes que nous recherchons dans ce chantier puisque leur respect permettra d’atteindre de bons résultats.
Grace au soutien logistique des Conseils de la Jeunesse du Rwanda, de la RDCongo et du Burundi, les jeunes ont été choisi dans chaque pays. Malheureusement, il est à constater que le profil a été de loin respecté.

A partir des listes remplies, on note que les colonnes « métier » et «formation » donnent des renseignements contradictoires au profil recherché.
Un enseignant qui quitte son poste pendant un mois, un photographe qui prend congé de son business et même des mères au foyer qui abandonnent leurs jeunes enfants pour participer au chantier !
Dès que les jeunes participants au chantier ont commencé à se confier les uns aux autres, nous avons appris que pour certains, l’objectif principal était d’acquérir un gros montant d’argent et du matériel comme des postes à souder, des machines à couper les carreaux… pour les mettre en location dès leur retour dans leur pays.

II. DEROULEMENT DU CHANTIER

II.1. Accueil des participants

L’équipe de l’organisation Umuseke s’est jointe à celle du VTC Mpanda dès samedi 28 février 2015 pour préparer les dortoirs et tout le matériel qui sera utilisé au chantier. Dimanche le 1 mars, le premier groupe des Rwandais est arrivé à Kabgayi à 13h00. Quelques minutes après, le groupe des Burundais est arrivé également au lieu de rendez vous, à la gare Kinamba, à Kabgayi. Au même moment, le groupe de Goma venait d’arriver à la gare routière de Nyabugogo où les jeunes de l’organisation Umuseke les attendaient pour les acheminer vers Kabgayi. Le dernier groupe, celui de Bukavu est enfin arrivé à Kabgayi à 21h 00 où ils ont été acheminés vers le VTC de Mpanda. Comme la liste le montre, les participants sont au nombre de 29 au lieu de 30 jeunes : 5 filles et 5 garçons burundais, 4 filles et 5 garçons congolais, 3 filles et 7 garçons rwandais (voir les listes en annexe).

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Arrivée des jeunes volontaire et distribution des couvertures, draps, savons….

II.2. Ouverture du chantier

C’est en date du 1 Mars 2015, que les cérémonies d’ouverture du chantier de Mpanda ont eu lieu en présence des autorités représentants :
– Le Ministère de la Jeunesse et ICT
– La CEPGL
– Les Coordinateurs des Conseils de la Jeunesse du Burundi, de la RD Congo et du Rwanda
– Le Commandant de place et son équipe
– Le Directeur du VTC Mpanda
– Le District de Ruhango
– Le Secteur de Byimana
– La Cellule de Kabahinda

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Les autorités présentes encouragent les jeunes du chantier

Les paroles prises respectivement par toutes les autorités ont encouragés les jeunes à aimer le travail, à prendre de bonnes initiatives afin d’être de bons entrepreneurs qui se tirent du chômage tout en aidant les autres qu’ils vont engager.
Le représentant du Ministère de la jeunesse a demandé à la CEPGL de mettre en place des infrastructures pour encadrement des jeunes et de leur fournir des moyens matériels de travail afin de les tirer du désœuvrement.
Egalement, la sécurité leur a été garantie par le représentant de la police tandis que le Directeur du VTC leur a souhaité la bienvenue dans son centre et leur a assuré de la qualité de l’enseignement qu’ils vont recevoir durant leur séjour ainsi que la qualité d’une vie saine dans son centre.
Enfin, les coordinateurs des Conseils de la Jeunesse des trois pays ont conseillé aux jeunes de veiller à se connaître les uns les autres, de former une même famille au-delà des préjugés qui existent entre les trois nationalités des trois pays représentés pour être des semences de la paix.

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Les jeunes volontaires démontrent leur joie aux autorités qui sont venues dans les cérémonies d’ouverture

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Photos souvenirs entre les autorités et les jeunes

II.3. Activités du chantier

II.3.1. Le choix des métiers
Pour une bonne émulation du groupe et un aperçu général sur les métiers à apprendre, les journées du 3 et 4 mars ont été consacrées à :
– Faire connaissance
– Créer la confiance
– Donner des informations globales sur les métiers prévus au chantier
– Connaitre les attentes du groupe
Trois formatrices du VTC et une formatrice d’Umuseke se sont occupées du groupe pendant les deux jours.
Le contenu principal accompagné par plusieurs jeux éducatifs a été le suivant :
La Présentation des jeunes participants pour mieux faire connaissance:
Le choix du partenaire se fait à travers un jeu. Chacun choisit une photo (mais la photo est coupée en deux morceaux), il faut alors trouver celui/celle qui a l’autre moitié et savoir ce que représente la photo en entier. Les photos représentent une surface carrelée, une personne qui fait la peinture, un canari à clapet (canacla), la culture de champignon et le biogaz.
Ayant comme première consigne que chacun(e) doit présenter son/sa partenaire en donnant son nom, son prénom, son âge, son pays d’origine, sa formation et sa profession, les jeunes se sont mis deux à deux et ont appris à se connaître.
La seconde consigne dit qu’il faut vérifier et se convenir sur 2 choses que l’on a en commun et 2 choses qu’on a de différents et enfin la dernière consigne demande aux jeunes de bien observer les photos, d’en discuter et de dire ce qu’ils ont constaté, ce qu’ils ont aimé et ce qu’ils attendent de la formation.

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Faire connaissance en jouant

De ce jeu, il en est sorti que les jeunes voudraient bien apprendre les petits métiers pour se tirer du chômage. Pour réussir leur projet, ils ont appris à fixer un objectif SMART : Spécifique, Mesurable, Acceptable, Réalisable Temporairement défini.
Il leur a été demandé de dessiner un arbre défini comme suit :
– Les racines représentent les valeurs et les connaissances
– Le tronc représente les domaines de la vie où l’on puise la force
– Les branches représentent les intérêts principaux et les objectifs
– Les épines représentent les obstacles
– Les feuilles sont les ressources dont on a besoin pour atteindre les objectifs
– Les fleurs et fruits symbolisent la production
Les deux jours suivants ; tous le groupe a eu une information sur tous les métiers du chantier, ce qui a abouti au choix suivant :
– 11 jeunes ont choisi de faire le finissage du bâtiment
– 18 jeunes ont choisi de faire la soudure : application CANACLA et les foyers améliorés + 1 jeune fille qui veut faire les 2 sections
Pour une meilleure intégration et une bonne organisation, quatre familles ont été formée, chaque famille comprenant les jeunes filles et garçons de tous les 3 pays. Les membres de familles ont voté ceux/celles qui vont être à la tête de leurs familles et pour les quatre familles, les chefs sont les filles. Désormais, à tours de rôle, les familles s’occupent de l’organisation de ce qui est extra scolaire : la composition des repas, le service, l’entretien des champignons et l’entretien des dortoirs…. et ils sont régulièrement consultés par les animateurs pour prendre leurs doléances. Les quatre familles se nomment par des couleurs : Les rouges, les bleus, les jaunes et les verts.
Toujours dans la première semaine, tout le groupe a eu une journée de théorie sur la culture des champignons et une journée de pratique où cinquante bottes de champignons ont été plantées. Chaque famille a eu sa parcelle à planter et à entretenir durant tout le séjour.
Chacun a alors reçu son habit de travail et son matériel selon le métier choisi. Dès la deuxième semaine du chantier, les jeunes travaillent en 2 sections :
1° Le finissage du bâtiment: Carrelage et peinture
2° La soudure application CANACLA et construction de foyer amélioré
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Un CANACLA modèle sert de lave-main avant les repas dès le premier jour

II.3.1.a. Le finissage du bâtiment: Carrelage et peinture

Une formation dans le finissage des bâtiments, spécialement le carrelage et la peinture pour former des ouvriers qualifiés en cette matière.
Ce choix est fait par 11 jeunes. Deux formateurs encadrent régulièrement ce groupe.
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Les connaissances théoriques sont données sur les types, les qualités, les formes, les utilisations…des carreaux avant d’entrer dans la pratique. Pour la peinture, également les connaissances théoriques sur les types, les mélanges possibles sont données avant de faire une application sur les murs de bâtiments de l’école.

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Consciencieux, les jeunes posent des carreaux et d’autres travaillent au mélange de la peinture sous l’œil vigilant du formateur

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Après une semaine d’apprentissage, les jeunes sont capables de bien construire les carreaux par terre et sur les murs

II.3.1.b. La soudure application CANACLA et construction de foyer amélioré

Une formation à la soudure en application à la fabrication des « canaris à clapet » appelé canacla (récipient qui contient de l’eau et qui permet de se laver les mains avec peu d’eau, sans toucher aucune partie avec les doigts puisqu’il n’y a pas de robinet) assurera l’hygiène dans les familles et dans les lieux publiques tout en permettant une utilisation modérée de l’eau.

La formation a commencé par une projection d’un film sur l’origine du CANACLA et tout le travail fait pour en avoir.
C’est la section qui a été le plus apprécié par les jeunes du chantier puisque sur 29 participants, 18 ont choisi de faire leur CANACLA. Une 19ième fille a travaillé dans les deux groupes.

Pour ce groupe, un complément de formation à la construction de foyers améliorés est donné. Ils ont commencé par apprendre à reconnaître de la bonne argile qui garde bien la chaleur, ensuite, ils ont fabriqué eux mêmes les briques et finalement ils ont construit le premier foyer qui est, actuellement achevé et sert au VTC pour faire des repas et un deuxième foyer a été construit pour une veuve, démunie, du groupe des « abashigajwenyuma n’amateka », qui habitent dans 2 km de l’école.

Pour cette section, deux formateurs s’en occupent : Un pour la soudure/CANACLA et un autre pour le foyer amélioré. Ce qui est à souligner dans la construction du foyer amélioré, c’est que nous avons associé les connaissances pratiques et l’expérience d’un utilisateur d’argile ; habitant de la région, avec la technologie d’un ingénieur du VTC.

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Les participants apprennent à respecter les mesures de pièces qu’ils vont souder ensemble pour fabriquer le support du CANACLA

La construction du foyer amélioré
Après une journée de fabrication de briques dans l’argile locale, une autre journée de travail a été concentrée à la construction des foyers améliorés. Les jeunes ont bâtit de petits et de grands foyers améliorés et ils en étaient très fiers. Pour finir, un vrai foyer à sept places a été construit pour le VTC. Deux jours après sa construction, le VTC a commencé à s’en servir pour cuisiner les repas des élèves. Les cuisiniers étaient contents de faire en une fois sept repas différents sur les sept places de la cuisinière construite par les jeunes du chantier.
Vu que pour certains c’est la première fois qu’ils ont vus un foyer de ce genre et d’autres ignoraient comment ils sont fabriqués, tous les jeunes souhaitaient rentrer avec le matériel leur permettant de fabriquer les briques spéciales facilitant la construction des foyers améliorés. Malheureusement, il est impossible de transporter les formes, l’argile… mais de l’autre côté, il est facile de trouver le même matériel partout au Burundi, en RD Congo et au Rwanda.

II.3.1.c. La culture de champignons

Une femme agronome, qui s’occupe depuis longtemps de la culture des champignons du VTC a mis deux jours pour apprendre aux jeunes la théorie sur la culture des champignons et la pratique qui s’est faite en groupes de jeunes tels qu’elles sont déjà formées c’est-à-dire 4 familles où on retrouve dans chaque famille toutes les trois nationalités et les cheffes de famille sont toutes les filles. Dès que les champignons sont plantés sur 4 parcelles, chaque famille a sa parcelle pour les arrosages et le suivi. Nous noterons que dès le dixième jour après avoir planté, les récoltes de champignons ont été faites régulièrement et ont enrichi les sauces servies aux jeunes.
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Tout le monde se rend dans le hangar des champignons pour mieux concrétiser la théorie apprise

II.3.2 Autres interventions

– L’exploitation de l’outil d’éducation à la paix et à la citoyenneté : POUVOIR DEVENIR UN CITOYEN EN PAIX -PDCP-
Les animations orientées vers la citoyenneté, la culture de la paix et la lutte contre la drogue ont eu lieu dans les soirées. L’éducation à la citoyenneté et à la paix a été faite à base de l’outil « POUVOIR DEVENIR UN CITOYEN EN PAIX -PDCP- ». Un débat déclenché par 32 images a aidé les jeunes à porter un regard sur leur identité pour en développer le côté positif qui est la dignité et apprendre à négocier avec le côté négatif qui est la peur. Les débats ont été dirigés vers l’amélioration de l’identité, l’acceptation de soi et l’engagement dans des actions positives tel que la lutte contre la drogue, les stéréotypes et la corruption. Les jeunes ont souhaité rentrer avec le kit pédagogique pour mener les mêmes débats chez eux mais cela n’a pas était possible parce que dans la déontologie d’Umuseke, un facilitateur de tels débats doit faire trois journées pleines de compréhension du contenu et de la méthodologie de cet outil.

– La lutte contre la corruption
Une causerie suivi de travaux en 6 groupes à permis aux jeunes de s’exprimer sur ce qu’est la corruption, ses causes et ses conséquences. Les jeunes du chantier sont unanimes à dire que la corruption freine le développement de nos pays et par conséquent des populations. Ils sont décidés à lutter contre la corruption en dénonçant ceux qui sont sur cette voie.
– La bonne gouvernance
Le Secrétaire Exécutif du Secteur Mpanda a tenu à rencontrer les jeunes pour leur parler de la bonne gouvernance. Il a précisé que sans une bonne gouvernance, le développement ne serait pas possible. Il a insisté sur l’apport de tout un chacun et principalement l’implication des jeunes dans la prise de responsabilités et de devoir de citoyens.

– L’apprentissage à la fabrication de collier en papier et haricots
Un jeune, Monsieur Amani Ndoole Thaïs, de Goma est venu partager ses acquis des chantiers précédents. Au grand bonheur des filles, il leur a appris à fabriquer de jolis colliers en papier et en haricots.
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– Les services des microfinances
Peut-on avancer en entreprenariat sans faire appel aux services bancaires ? L’idée est partie de ce questionnement, des représentants de microfinance de Muhanga ont exposé aux jeunes des services qu’ils offrent. Les jeunes du chantier ont posé des questions sur l’utilisation, l’accès, les avantages des services de microfinances. A la fin de ce débat, ils étaient tous convaincus que l’épargne et crédit auprès des banques est important pour fonder son entreprise.
– La protection de l’environnement
Chacun ayant des responsabilités dans le maintien de notre environnement, un débat a été ouvert pour parler de l’importance de sa protection. A quoi sert des arbres, peut-on utiliser le soleil pour en tirer de l’énergie ? D’autres sources d’énergie telles que le biogaz sont-elles accessibles ?

III. Autres aspects du chantier

III.1. L’intégration au milieu
– La Célébration de la Journée internationale de la femme du 8 mars.
Sur invitation de la Secrétaire Exécutive de la cellule qui héberge le chantier, les jeunes et leurs animateurs, accompagné par le Vice président d’Umuseke y ont répondu massivement.
La journée du 08/03/2015 a été spéciale. Elle a permis un contact direct entre la population locale et les jeunes volontaires. Ils ont partagé la fête internationale de la femme avec la population de la cellule Kabahinda. Sur demande de la Secrétaire Exécutive de la Cellule qui heberge le VTC Mpanda, une jeune fille du chantier a prononcé un mot sur le thème de la journée «Munyarwandakazi, komeza imihigo mw’iterambere rirambye ». Les danses, les poèmes, les discours et les donations se sont succédé avant de partager le repas avec la population de cette cellule. Les représentants des autorités de base ont félicité cette présence et ont souhaité qu’elle soit annuelle dans leur localité.

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Partage de connaissances : Les jeunes ont exposé le CANACLA et ils ont montré les avantages de son utilisation tandis que la population locale a exposé les objets de la vannerie fait de leurs mains.

Un Match amical entre le chantier et le VTC
Etant donné que les jeunes du chantier logent dans les bâtiments du VTC, ils jouent ensemble avec les élèves pendant des moments libres. Dès la première semaine de vie commune, ils ont décidé de jouer un match de football amical entre les jeunes du chantier et ceux du VTC samedi le 7 mars. Le match s’est soldé avec un score de 2 à 4 en défaveur du chantier.

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L’équipe du chantier en bleu et celui du VTC en rouge sont prêtes à disputer un match de football

– Umuganda
Pour apporter un coup de main à la communauté locale, les jeunes du chantier sont allés participer à l’Umuganda spécial de samedi 14 mars qui consistait à préparer le site de vote des instances de base.
Tous, ensemble, jeunes du chantier et ceux du VTC ont participé à l’Umuganda avec la population locale.
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Participation à l’Umuganda

Deux autres umuganda ont eu lieu, les jeunes du chantier se sont joints, encore une fois, à la population de Mpanda pour faire la route et pour finaliser une construction d’une école.

– Visite du Mémorial de Gisozi
Pour bien comprendre l’histoire récente du Génocide des Tutsi rwandais de 1994, les jeunes du chantier ont visité le Mémorial de Gisozi où ils ont posé une gerbe de fleurs avant de se faire expliquer toute l’histoire par un agent du Mémorial.

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Au Mémorial de Gisozi : Une émotion partagée après la pause des fleurs

– Marche de lutte contre la violence avec les écoles secondaires de Kinyinya
Une marche organisée depuis longtemps par World Mission Secondary School a impliqué d’autres écoles voisines et les jeunes du chantier. Les slogans : Nous ne voulons aucune violence ; Nous voulons la paix ; les femmes et les hommes doivent vivre dans le respect et la dignité, sans violence….
La marche ‘est terminée dans la salle du secteur Kinyinya oùles céremonies ont été clôturés par un partage conviviale de fanta et de maïs.

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Les jeunes du chantier ont rejoint les jeunes de l’école secondaire de Kagugu World Mission Secondary School ainsi que ceux des autres écoles environnantes dans la marche contre la violence

– Visite de la ville de Kigali
Le groupe du chantier voulait visiter Kigali depuis longtemps. Ce vendredi 20 mars, avant la visite du Mémorial de Gisozi, un grand tour de Kigali, centre ville et les périphéries a été apprécié par tous.
Avant de rentrer à Mpanda, l’équipe à pris 20 minutes libres pour visiter le marché central de Kigali ainsi que le centre ville.

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Dans les bus, les guides sont les jeunes du Rwanda. L’ambiance est très conviviale !

– Une vie saine ; une alimentation convenable au VTC Mpanda
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Champignons dans les repas et Un grand récipient en inox d’eau potable : bouillie et filtrée, accessible à tous

Visite de la radio Maria
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Pour connaître comment fonctionnent une radio : Radio maria accueille les jeunes

III.2. Les Aspects d’élargissement du groupe au delà de celui du chantier
Journée de partage avec 7 jeunes centrafricains.
Partenaire de longue date, ATD Quart Monde a été informé qu’Umuseke tenait un chantier des jeunes. Il a tenu à payer des billets d’avion et un séjour de 5 jours pour 2 filles et 5 garçons qui voulaient discuter avec les jeunes des Pays des Grands Lacs. Ils ont eu de bons moments ensemble :
Le vendredi, 20 mars : La visite du Mémorial de Gisozi, La marche de lutte contre la violence, le repas du vendredi à Umuseke
Le samedi 21 mars : Les 7 centrafricains sont allés à Mpanda et ont passés toute la journée à voir ce que font les jeunes du chantier, à y participer et à échanger des connaissances sur les jeux, les animations de groupes….

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Ensemble, jeunes de Centrafrique, du Burundi, de la RDCongo et du Rwanda jouent, discutent et apprennent à se connaître mieux

III.3. Aspects récréatifs
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Le sport, la danse et les jeux s’alternent entre les jeunes du chantier, ceux du VTC, ceux de Centrafrique et ceux de la population locale

IV. Les réunions d’évaluation de trois types ont eu lieu chaque semaine

– Réunions des animateurs et des doyens du chantier
Les réunions informelles se sont tenues journellement, à tout moment entre les animateurs et les doyens et les participants pour évaluer la qualité de la vie au VTC et trouver des solutions aux petits problèmes.
Dans ces réunions, il a été étudié, le problème des repas à diversifier, celui d’un participant qui a perdu son grand père et qui voulait être accompagné dans les cérémonies de funérailles, celui des maladies comme le problème des yeux, de verminoses, d’estomac, d’allérgie et d’infection urinaire de l’un ou l’autre participant.

– Réunions de coordination des animateurs et des formateurs
Les réunions hebdomadaires ont porté sur la vie des jeunes au VTC, leur travail et par conséquent celui des formateurs, l’organisation des sorties, des visites, des cérémonies…
Lors de l’évaluation du 20 mars, concernant l’état d’avancement des formations, les formateurs apprécient l’assiduité et la discipline des jeunes. Le formateur sur la peinture a informé les participants que le temps qui reste est suffisant pour terminer tout le travail programmé, quant au formateur sur la soudure, il a fait le constat que le temps qui reste est insuffisant par rapport au travail qui reste à faire. Sur ce, il souhaiterait disposer de 5 jours pendant la semaine prochaine pour terminer la tâche à accomplir. Il faudra si possible envisager même de travail pendant le week-end parce que les jeunes partagent son souci.
Cette réunion a préparé la sortie des jeunes du chantier vers Kigali, leur marche contre la violence, les invitations à la cérémonie d’ouverture et les travaux urgents à faire dans la dernière semaine.

– Réunions de coordination du chantier avec les évaluateurs externes
Après la conversation avec les jeunes, les animateurs, les formateurs, le directeur du VTC et les évaluateurs constatent :
1. Aspects positifs
Les évaluateurs externes ; agents du Noyau de Paix ont visité le chantier 3 fois et ont constaté que les activités se déroulent comme prévu dans le projet. Ils ont échangé avec le directeur du VTC, le préfet et les formateurs qui disent que les jeunes du chantier se sont bien intégrés et travaillent avec assiduité.

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2. Aspects négatifs
– Le matériel lourd comme les postes à souder ne suffisaient pas puisqu’il n’y avait que 2 machines pour un groupe de 19 jeunes.
– En discutant avec les jeunes et en consultant leur liste, leur métier, les lieux de provenance et leur formation, les évaluateurs ont constaté que le choix des participants n’a pas tenu compte du profil recherché ce qui a amené un gros souci d’utilisation des connaissances acquises au chantier. Par exemple, on ne voit pas comment un participant ; photographe de métier, qui a choisi d’apprendre au chantier de Mpanda, la soudure pourra allier ses deux métiers. Aussi, des étudiants à l’université ou ceux qui viennent de terminer l’école secondaire et qui attendent de continuer à l’université vont-ils appliquer les métiers appris ?.
– Les animateurs et les formateurs rapportent que la plupart des jeunes, au lieu de mettre en avant ce qu’ils sont venus apprendre, ils disent qu’ils veulent rentrer avec beaucoup de matériel, de l’argent et qu’ils souhaitent se promener dans les sites touristiques du Rwanda et dans les grandes villes.
– Il a été constaté qu’un petit groupe de jeunes est très indiscipliné et ne veut pas suivre le règlement établi pour tout le monde. Ils faisaient des sorties nocturnes, à pied ou à moto, ce qui a inquiété les animateurs et les organisateurs du chantier malgré de multiples avertissements qu’ils recevaient.

Les évaluateurs recommandent qu’il y ait un suivi solide pour soutenir les jeunes à utiliser les connaissances acquises.
Les résultants atteints
A court terme, les résultants sont très bons ;
1. La participation à 99%, 29 jeunes sur 30 ont répondus à l’invitation au chantier.
2. L’assiduité aux travaux du chantier est visible par rapport aux travaux faits :
– 2 salles de bains peintes et carrelées
– 1 cuisinière / Foyer amélioré à 7 places construit par l’équipe du chantier et utilisée dans la cuisine du VTC
– 1 cuisinière / Foyer amélioré à 2 places construit par tous les participants chez une veuve, vulnérable, mère de 6 enfants en bas âge

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La veuve à qui on a construit le foyer amélioré pause fièrement avec les jeunes du chantier et les enfants de son quartier

– 60 bottes de champignons cultivées et suivies par tous les participants au VTC. Les récoltes ont commencées quand le chantier était en court et tous en ont profité.
– 40 bottes cultivés chez des vulnérables près du VTC
– L’apport aux travaux communautaires ; 3 samedi d’Umuganda dans un mois
– Le savoir faire acquis : La soudure, le canacla, le carrelage et la peinture, le foyer amélioré, la culture des champignons
– Le bien vivre ensemble. Un des participants nommé Benjamin, pour ne citer que lui, a dit : «Avant de venir au Rwanda, j’avais toujours eu peur de tout rwandais. Je pensais qu’ils étaient méchants, hypocrites et tueurs. Quand, j’ai été invité à participer au chantier de Mpanda, j’avais une peur réelle mais aussi j’avais la curiosité de mieux connaitre le Rwanda. Finalement, j’ai été étonné par toute la gentillesse et l’attention de chacun. Dès maintenant, je reviendrai au Rwanda ! »
– L’intégration dans le milieu de Mpanda et ailleurs au Rwanda: La participation à 3 reprises aux travaux communautaires, aux activités socio-culturelles, aux manifestations, à la commémoration de la journée internationale de la femme… en plus des moments de construction du foyer amélioré chez une veuve et la plantation des champignons ont permis aux jeunes faire partie de la population. Il ya eu des amitiés qui se sont nouées. Par exemple, les jeunes du chantier ont découvert le talent de chanteur/danseur d’un garçon et de sa sœur qui habitent non loin du VTC Les jeunes ont tenu à les inviter dans la soirée d’adieu juste avant la clôture du chantier.

Les défis :
Les défis ont été nombreux mais les plus épineux concernent la sous information des participants à propos des objectifs du chantier, des métiers à apprendre et des avantages à acquérir. Un climat de suspicion et de rumeur a régné durant tout le chantier et a abouti à une révolte du groupe des burundaises, qui, le jour de leur départ, voulaient frapper les rwandaises et les animateurs. Elles ont jeté leurs kits de matériel pour le début de leurs métiers, en disant qu’elles voulaient plus d’argent parce qu’elles ont passé beaucoup de temps au chantier alors que les chantiers du Burundi ont pris moins de temps. Elles avaient une fausse information sur le montant du projet et sur son utilisation. Elles disaient qu’il y avait « 30 000 » euros obtenus par Umuseke et que ce montant est à partager entre les participants !. Elles voulaient également rentrer avec du matériel à louer tels que des postes à souder, des machines à couper les carreaux…, ce qui explique leur choix de métiers.
a) De nombreux malades:
Maladie d’estomac
Plusieurs jeunes ont déclaré avoir mal à l’estomac dès le premier jour. Ils ont demandé des médicaments et un régime alimentaire dans lequel il fallait leur donner du lait de vache. Ce qui était le plus embêtant, c’est que parmi les malades, il y’en avait ceux qui se cachaient pour boire de l’alcool ou qui avaient des liqueurs dans les bouteilles d’eau même pendant le temps de travail.
Maladie des yeux
Un participant a insisté pour être soigné des yeux. Nous avons pris rendez vous et nous l’avons accompagné à l’hôpital de Kabgayi, dans une section spécialisé dans les maladies des yeux. Le jeune a été consulté, malheureusement, les médecins lui ont déclaré que sa maladie tient à l’hérédité et qu’il est impossible de le soigner.
Maladie des voies urinaires
Dès son arrivée, une participante a déclaré être malade. Les services du poste de santé n’ont pas suffit malgré les médicaments prescrits. Finalement, elle a été hospitalisée à Kabgayi pendant deux jours. Les examens de laboratoire n’ayant rien remarqués de spécial, la malade a été traitée aux antibiotiques et elle s’est rétablie rapidement.

Maladie que les participants ont appelée l’«attaque des démons »
Après la prière du soir, une participante est tombée par terre en délirant. Inconsciemment, elle parlait de sa famille et de sa tante qui la poursuit en lui lançant un mauvais sort partout où elle va. Cette maladie inconnue a mise mal à l’aise tous les participants et même les élèves du VTC. Ils ont commencé à faire courir des rumeurs comme quoi, un vent anormal et une grosse bête rodent autour du dortoir des filles pour emporter celle qui se croyait recherchée.
Heureusement, grâce aux compétences des animateurs, la situation a pu être maîtrisée après une nuit blanche.
Les verminoses
Un participant a déclaré avoir une crise d’amibes dès son troisième jour au chantier. Il a été amené au poste de santé. Les examens de selles ont révélé plusieurs sortes de verminoses pour lesquelles il a été soigné.
Maladie de gonflement du doigt : Minigo
Une participante est arrivée au chantier avec un doigt trop gonflé et brûlant. Elle a passé toute la nuit à pleurer à cause de la douleur. Elle a dit « c’est comme si quelqu’un coupait mon doigt avec une lame de rasoir ». Elle a été pris en charge rapidement et sont doigt était guéri après une semaine.
Note : Dans le même esprit de sous information, les jeunes arrivent en ayant des agendas cachés de profits qu’ils vont tirés du chantier. Sachant que le chantier les fait soigner, ceux qui ont toujours eu une amibiase, une maladie de l’estomac… pensent que c’est l’occasion de se faire soigner, ce qui fait perdre énormément de temps aux animateurs et les détournent de leur rôle principale pour devenir des garde-malades.
b) De l’indiscipline
Un groupe de jeunes s’est montré très indisciplinés et a entrainé d’autres dans un courant de buveurs et d’absents. Au vue et au su de tous, le groupe disait qu’il se rendait « ku Rusengero / à l’Eglise » alors qu’ils allaient dans un bar proche, pas loin de l’école. Certains de ce groupe ont pris des motos pour aller plus loin du VTC malgré le règlement établi par eux-mêmes. Souvent, les animateurs ont passé des nuits blanches à la recherche de jeunes (toujours les mêmes) qui partaient sans aviser personnes.
Il est certain que les frais de communication équivalent à 1 500 Frw par jour ont permis à certains jeunes de s’acheter des boissons alcoolisées plutôt que de communiquer avec leur famille. Dans les projets prochains, il serait souhaitable de mettre à la disposition des jeunes un téléphone et un temps pour la communication et de réserver un petit montant qui va leur permettre de commencer ou de renforcer leur business quand ils rentrent.

c) Une imprévue
Un jeune rwandais a perdu son grand père pendant la dernière semaine du chantier. Pour le soutenir, une rwandaise et une burundaise, volontaire, l’ont accompagné au funérailles. La famille et les voisins ont remercié les jeunes de leur solidarité.

Conclusion
Malgré le souci suscité par le profil des participants qui ne correspond pas au profil recherché, nous nous réjouissons du déroulement du chantier. Les activités prévues ont été exécutées au rythme rapide pour pouvoir terminer ce qui était prévu. Tous les participants au chantier ont montré de l’assiduité au travail de telle sorte que les formateurs clôturaient le travail de la journée à 14h00 alors que les jeunes, de leur initiative retournaient faire des exercices toute l’après midi.
Nous soulignerons également comme résultat que :
– les jeunes ont construit un grand foyer amélioré à 7 places pour le Centre de Mpanda. Aussitôt apprêté, le centre a commencé à l’utiliser pour remplacer les foyers habituels de sa cuisine à cause des avantages aussitôt constatés à la première utilisation notamment, ceux lies à l’épargne du bois de chauffage, à la conservation de la chaleur pendant longtemps et à la rapidité à cuire.
– le rayonnement du projet : construction d’un foyer amélioré à 2 places pour les voisins du centre qui les ont appréciés à travers leurs témoignages pendant la cérémonie de clôture. Nous pensons que les tous jeunes qui ont admiré les grands jeunes du chantier se mettront sur leur chemin et que d’ici, quinze ans, les jeunes de Mpanda témoigneront encore de la gaité et du bénévolat des jeunes congolais, burundais et rwandais.
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Les petits du village des «abashigajwinyuma n’amateka » admirent les jeunes du chaantier

– dans la section peinture et carrelage, après des essais réussis, s’en sont suivis le carrelage de la salle de bain et des salles du VTC ont été peintes par les jeunes.
– la chanson préparée par les jeunes pendant la cérémonie de clôture faisait éloge à l’intégration, l’unité et la paix dans les pays de la CPGL.
– Pour les jeunes venus du Congo, ce fut pour la première fois qu’ils ont expérimenté la culture des champignons, ils n’avaient même jamais entendu parler de cela.
– Tous les participants ont obtenus leurs certificats
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Les certificats sont octroyés à tous les participants

Recommandations
Nous ne pouvons pas finir ce rapport sans apporter nos recommandations à toutes les parties prenantes du chantier. Les bailleurs donnent des fonds pour apporter des changements positifs. Egalement, tous ceux qui participent aux projets ont des objectifs à atteindre. Pour les prochains projets nous recommandons:
A CEPGL :
– Participer au choix des jeunes participants et y associer les organisations porteuses de projets afin de sélectionner les participants qui répondent au profil établi dans les documents de projet
– Prévoir des suivis pour soutenir les participants aux chantiers dans la mise en œuvre de ce qu’ils auront appris
– Trouver une autre façon de recrutement des jeunes participants aux chantiers par exemple faire des appels par radio et donner le profil demandé afin que chaque candidat motive les raisons de sa participation ou faire des annonces à travers les églises, les Districts….
– Soutenir le groupe du chantier de Mpanda qui a inventé une belle chanson pour le chantier et la CEPGL à le produire d’une façon professionnelle, le mettre sur un CD et l’utiliser pour des activités de mobilisation des jeunes
– Exploiter les réussites et les échecs des projets précédents pour lancer d’autres appels à projet.
Aux Conseils de la Jeunesse des pays :
– Faire des choix selon le profil donné par l’organisateur du chantier. Dans le Chantier de Mpanda, il a été constaté qu’il y’avait des femmes mariées qui avaient laissé à la maison 2 – 3 enfants et leurs maris. C’est le cas de Magnifique, Natacha et Nadège du Burundi. De ce fait, elles étaient toujours soucieuses et elles sont parmi celles qui ont causées des troubles à la fin du chantier en disant qu’elles voulaient rentrer avec beaucoup d’argent et des postes à souder qu’elles avaient prévues de louer afin de faire des rentrées économiques dans leurs familles. Aussi, on pourrait se demander quel serait la suite pour les détenteurs de métiers tels que l’enseignement, la photographie et les étudiants de niveau universitaires qui ont participé à notre chantier
– Bien connaître des informations concernant les chantiers et informer les participants avant qu’ils ne viennent dans les chantiers afin de leur donner des chances de choix
– Ne pas choisir des jeunes qui ont des liens de parenté pour participer dans un même chantier: Dans le groupe des burundais, il y avait 2 cousines ; Viola et Magnifique
Dans le groupe des congolais, il avait 3 cousines ; Cathy, Nyota et Sara
Aux jeunes participants :
– Exploiter les connaissances acquises pendant le chantier
– Restituer aux CNJ, à Umuseke et à CEPGL des retombés du chantier
– Rester en contact par des réseaux sociaux (Facebook, watts app…)
– Les jeunes doivent être disciplinés et suivre les règlements émis ou négocier sans violences des changements voulus
Aux techniciens (formateurs, direction du centre d’accueil, animateurs)
– Veiller à une bonne gestion du matériel technique et pédagogique
Pour Umuseke : Fait à Kigali, le 30 Avril 2015

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